Insignes des Art et des Lettres

Mercredi 18 septembre 2013 -

Cérémonie de remise des insignes de Chevalier des Arts et des lettres, nomination de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, et remise par le président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré.

Sources France 5

Invités : Raphaël Draï Professeur à la faculté de droit et de science politique d’Aix-en-Provence et à l’Ecole doctorale de recherches en psychanalyse de l’université Paris-VII - 
Mohamed Sifaoui
Journaliste, écrivain et réalisateur -
Odon Vallet
Historien des religions, docteur en droit et sciences des religions -
René Guitton Auteur et éditeur.

Résumé:

A Bagdad, dix jours après le carnage revendiqué par Al-Qaida dans une église syriaque catholique, une série d’attentats a visé les domiciles de chrétiens, semant la panique dans la communauté. Cibles des islamistes, nombre de ses membres ne pensent qu’à fuir le pays.

Une vague de violence antichrétiens souffle sur l’Irak. Le 31 octobre 2010, une prise d’otages menée par un commando d’Al-Qaida dans l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, à Bagdad, s’est soldée par la mort de cinquante-trois personnes et a laissé soixante blessés.

Une dizaine de jours seulement après, une douzaine d’attentats à la bombe et des tirs de mortier ont frappé, entre mardi 9 novembre et mercredi 10 novembre, les domiciles de chrétiens dans la capitale irakienne, faisant au moins six morts et une trentaine de blessés. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens d’Irak sont visés. Depuis la chute du régime de Saddãm Hussein, en 2003, avec la montée en puissance des mouvements islamistes, les enlèvements de prêtres ou d’évêques, les attentats contre les lieux de culte ont été nombreux. Mais rarement, ils avaient été d’une telle ampleur dans un temps si réduit.

Depuis la semaine dernière et la revendication d’Al-Qaida la ciblant clairement, un palier a été franchi pour la communauté chrétienne d’Irak. Et malgré les appels à ne pas fuir lancés par l’archevêque de Bagdad, nombre de chrétiens, choqués, confient vouloir prendre le chemin de l’exil, comme l’ont déjà fait les deux tiers d’entre eux depuis sept ans. Si les plus aisés se réfugient aux Etats-Unis, au Canada, en Scandinavie ou en Australie, les plus nombreux se tournent vers le Kurdistan irakien, la Jordanie, la Syrie et le Liban.

Dans une "exhortation apostolique", tirant les conclusions du synode sur la parole de Dieu, le pape Benoît XVI a demandé, ce jeudi, de "ne pas utiliser la violence au nom de Dieu", affirmant que "la religion ne peut jamais justifier les intolérances et les guerres". Dans le même temps, il prie les dirigeants politiques de "garantir à tous la liberté de conscience et de religion, tout comme celle de pouvoir témoigner publiquement de sa propre foi".

Pour sensibiliser la communauté internationale au sort des chrétiens d’Orient, le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, avait annoncé, le 4 novembre dernier, que la France proposerait un débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur les violences en Irak.

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a lui affirmé, lors d’une visite aux trente-cinq rescapés de l’attaque de la cathédrale de Bagdad arrivés ce lundi en France, que le gouvernement français "n’est pas en train d’organiser l’exil de tous les chrétiens" d’Irak. Il répondait ainsi aux inquiétudes émises par le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, qui avait averti : "Les pays qui ont accueilli des victimes de cette attaque à l’étranger ont adopté une position noble, mais il ne faut pas que cela favorise l’émigration".

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